Pro Deo

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LA SPLENDEUR DE LA VERITE se reflète dans toutes les œuvres du Créateur et, d’une manière particulière, dans l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (gn1,26) : la vérité éclaire l’intelligence et donne sa forme à la liberté de l’homme, qui, de cette façon, est amené à connaître et à aimer le Seigneur. C’est dans ce sens que prie le psalmiste : « Fais lever sur nous la lumière de ta face » (Ps 4,7). (Veritatis Splendor - Jean Paul II - 1993).


SIGNIFICATION DES CHIFFRES DANS LA BIBLE et de quelques mots : La montagne, le désert et la mer....

Publié par ProDeo sur 25 Octobre 2008, 12:13pm

Catégories : #Bible (Passages et commentaires)


Nous vous invitons à lire l'article suivant, très intéressant et instructif.



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Les chiffres et les lettres dans la Bible

Dans plusieurs forums, les internautes s'interrogent sur la signification des chiffres dans la Bible. Jacques Nieuviarts, bibliste, vous répond.

Pour bien lire, lire entre les lignes

Pour bien lire la Bible, il faut lire comme les musiciens : sur et entre les lignes, en n'oubliant pas les chiffres qui indiquent le tempo ! Car les chiffres jouent aussi un rôle important dans la Bible. Il y a même un livre des Nombres ! Et un internaute fait remarquer que le chiffre 40 revient souvent, aussi bien dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament, «et semble signifier un temps de méditation et d'épreuve». C'est vrai. 
Il n'est qu'à voir, dit cet internaute : «40 jours pour le déluge, 40 jours et 40 nuits pour le retrait et le jeûne de Moïse sur la montagne, 40 ans d'errance pour le peuple hébreu avant de rejoindre Canaan, 40 ans de règne pour les rois David et Salomon, 40 jours de désert pour Jésus, 40 jours de carême avant Pâques, 40 jours après la Résurrection pour monter vers le Père... Pourquoi "40" et pas un autre nombre ?»

Le temps du façonnage du cœur par Dieu

On pourrait allonger la liste qui vient d'être faite. Le prophète Elie monte lui aussi vers l'Horeb au terme d'une marche de 40 jours et 40 nuits (1 Romains 19). De même le temps du désert est parfois compté comme 400 ans. Mais les 40 jours du carême ne sont pas dans la Bible. Il reprennent le temps des 40 jours de Jésus au désert. Et on le voit, 40 et ses multiples sont un des chiffres de base de la Bible. 40, c'est le temps dans la Bible et dans la pensée juive, pour faire un bon disciple, un disciple selon le cœur de Dieu. C'est le temps du façonnage du cœur par Dieu.

3, 7, 12, 40...

Les enfants apprennent ou apprenaient à calculer en base, 5, ou 6 ou 10... La Bible apprend dès sa première page, à calculer en base 7. C'est le chiffre de Dieu. Ainsi Dieu crée le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent, en 7 jours. Et le septième est - avec un jeu de mot en hébreu - celui du repos. L'homme est ainsi appelé à travailler lui-même - comme Dieu - durant 6 jours, et à se reposer le septième, à contempler l'œuvre de Dieu, comme celui-ci contempla l'œuvre de la création. Le livre de Josué raconte de même la prise de Jéricho au terme d'une marche solennelle de 7 jours autour de la ville, au son de la trompette et du cor, signe que la prise de la ville est l'œuvre de Dieu et non une conquête de l'homme (Josué 6). Le chiffre 7, lorsqu'il intervient dans les textes, s'inscrit toujours comme une signature de Dieu. 
De la même façon, l'année sabbatique dont parle la Bible, rappelle la part de Dieu dans la vie de l'homme. Elle rappelle aussi l'homme à vivre à l'image de Dieu, comme Dieu. C'est sa vocation. Le chiffre 12 a une signification assez proche. C'est le nombre des tribus d'Israël. Ce sera aussi - justement ! - le nombre des apôtres. Et que dire des 144 000 élus dont parle le livre de l'Apocalypse ? 144, c'est 12 x 12 : la perfection au carré, et multipliée par 1000. Autant dire que ce chiffre représente une multitude que l'on ne peut dénombrer, illimitée. Car tel est l'amour de Dieu !
Mais il faudrait prêter autant d'attention au chiffre 3, qui marque de son empreinte les textes comme le triple mouvement d'une vague qui emporte tout au final : un chiffre solennel. Lorsqu'il intervient, on est invité à prêter attention - on le fait d'instinct -, car la parole dite revêt un poids total. Et l'on dirait la même chose du chiffre 1, lorsque les textes semblent y insister : Dieu est unique, il ne souffre aucune comparaison ni aucun partage ! 
Voilà les chiffres qu'aime la Bible, avec lesquels elle parle de Dieu comme le peintre utilise les couleurs.

La montagne, le désert et la mer

Les chiffres ne sont qu'une partie des codes que la Bible aime utiliser. Il est d'autres codes, qui s'inscrivent dans le filigrane des récits comme autant de rappels de Dieu, comme le signe de Dieu.
Ainsi la 
montagne joue-t-elle un rôle important dans la Bible. Nous le voyons ou le pressentons bien : la montagne rejoint le ciel et semble le toucher. Elle est ainsi dans la Bible le lieu par excellence de la rencontre de Dieu : Moïse monte sur la montagne du Sinaï et y reçoit les 10 paroles. Le prophète Elie ira jusqu'à «la montagne de Dieu qui est l'Horeb». Dans les évangiles, Jésus se retire dans la montagne pour prier. Il appelle aussi ses disciples sur la montagne : en ce lieu il les forme, car ils auront la charge de redire son enseignement à tous (Matthieu 5-7, le «discours sur la montagne» !). Et c'est aussi «sur une haute montagne», dit Matthieu, que Jésus est transfiguré. Quand le lecteur rencontre la montagne dans le récit biblique, il est discrètement invité à prêter attention : ce qui se passe sur la montagne porte le signe de Dieu et de sa rencontre.
A l'opposé, 
la mer représente dans la Bible le lieu des démons et autres monstres marins. C'est ainsi dans la pensée biblique. Et c'est la raison pour laquelle lorsque Jésus apaise la mer déchaînée, il « ordonne à la mer de se taire », ce qui est une formule d'exorcisme. C'est par les mêmes mots que Jésus chasse les démons. Et la mer en furie s'oppose en fait, dans les évangiles, au passage des disciples avec Jésus, vers les païens. Jésus ordonne le silence aux démons de la mer, pour ouvrir ce passage (Matthieu 8). 
Quant au 
désert, très associé dans la Bible au chiffre 40, il représente le lieu de l'épreuve. Mais aussi au terme, le lieu de la signature d'alliance !

Ciel et terre

La Bible éprouve aussi, comme nous, le besoin de situer Dieu, comme si c'était possible géographiquement ! De façon simple, les choses de Dieu sont situées en haut. «Recherchez les choses d'en haut» dit quelque part l'apôtre Paul. Et Jésus, au terme de l'évangile, est emporté «au ciel», depuis «une haute montagne», précise Matthieu.
A l'opposé, la terre ou le bas, peuvent (mais pas toujours ! les codes ne doivent pas être pris comme un système qui marche à tout coup) représenter le lieu du mal. C'est le cas pour la mer, mais aussi pour Caïn, lorsqu'il se laisse gagner par le mal. Il est invité à « relever la tête » pour retrouver un cœur ouvert aux pensées de Dieu (Genèse 4, 6-7). Le séjour des morts est sous terre. On l'appelle le Shéol. Dans la pensée juive, ce n'est pas un lieu exécrable où l'on jette les damnés dans des marmites fumantes comme sur le portail des cathédrales. C'est le lieu du grand silence, absolu. Un lieu sans Dieu, si loin de lui, que l'on supplie Dieu de ne pas garder l'homme en ce lieu. C'est en ce sens que le Credo dit que Jésus «est descendu aux enfers». Pour ramener l'humanité entière du pays de la mort !
Ainsi, pour entendre la Bible en quadriphonie, il faut les deux : les chiffres et les lettres


Jacques Nieuviarts

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=2272553&rubId=187


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