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  • : 10/05/2005

Décryptage

Lettre de Benoît XVI aux évêques à propos de la levée des excommunications

12 mars 2009 S.S. Benoît XVI

Voici le texte intégral de la lettre que le pape a adressé aux évêques sous le titre « Lettre de sa Sainteté Benoît XVI aux évêques de l’Église catholique au sujet de la levée de l’excommunication des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre ». Un rappel à l'ordre très pédagogique (les intertitres sont de la rédaction).


Chers confrères dans le ministère épiscopal !

La levée de l’excommunication des quatre évêques, consacrés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l’Église catholique, une discussion d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l’improviste et difficile à situer positivement dans les questions et dans les tâches de l’Église d’aujourd’hui, a laissé perplexes de nombreux évêques. 

Même si beaucoup d’évêques et de fidèles étaient disposés, 
a priori, à considérer positivement la disposition du pape à la réconciliation, néanmoins la question de l’opportunité d’un tel geste face aux vraies urgences d’une vie de foi à notre époque s’y opposait. Inversement, certains groupes accusaient ouvertement le pape de vouloir revenir en arrière, au temps d’avant le concile : d’où le déchaînement d’un flot de protestations, dont l’amertume révélait des blessures remontant au-delà de l’instant présent. 

C’est pourquoi je suis amené, chers confrères, à vous fournir quelques éclaircissements, qui doivent aider à comprendre les intentions qui m’ont guidé moi-même ainsi que les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J’espère contribuer ainsi à la paix dans l’Église. 

Le cas Williamson


Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de l’excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste discret de miséricorde envers quatre évêques, ordonnés validement mais non légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent : comme le démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la révocation de ce que le concile avait clarifié en cette matière pour le cheminement de l’Église. Une invitation à la réconciliation avec un groupe ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du concile – pas dont le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon travail théologique personnel. 

Que cette superposition de deux processus opposés soit advenue et qu’elle ait troublé un moment la paix entre chrétiens et juifs ainsi que la paix à l’intérieur de l’Église, est une chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par l’Internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations. J’ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu’il en était, aient pensé devoir m’offenser avec une hostilité prête à se manifester. C’est justement pour cela que je remercie d’autant plus les amis juifs qui ont aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l’atmosphère d’amitié et de confiance, qui – comme du temps du pape Jean-Paul II – comme aussi durant toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à exister. 

Distinguer les personnes et les institutions

Une autre erreur, qui m’attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n’ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. L’excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d’un schisme, parce qu’elle remet en question l’unité du collège épiscopal avec le pape. C’est pourquoi l’Église doit réagir par la punition la plus dure, l’excommunication, dans le but d’appeler les personnes punies de cette façon au repentir et au retour à l’unité. Vingt ans après les ordinations, cet objectif n’a malheureusement pas encore été atteint. La levée de l’excommunication vise le même but auquel sert la punition : inviter encore une fois les quatre évêques au retour. Ce geste était possible une fois que les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du pape et de son autorité de pasteur, bien qu’avec des réserves en matière d’obéissance à son autorité doctrinale et à celle du concile. 

Je reviens par là à la distinction entre personne et institution. La levée de l’excommunication était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique : les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X n’ait pas de position canonique dans l’Église, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n’a pas une position canonique dans l’Église, ses ministres non plus n’exercent pas de ministères légitimes dans l’Église. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l’institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut canonique dans l’Église, et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église. 

Priorité aux questions doctrinales sur Vatican II

À la lumière de cette situation, j’ai l’intention de rattacher à l’avenir la Commission pontificale “Ecclesia Dei” – institution compétente, depuis 1988, pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité Saint-Pie X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec le pape – à la Congrégation pour la doctrine de la foi. 

Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l’acceptation du concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des papes. Les organismes collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se présentent (spécialement la réunion habituelle des cardinaux le mercredi et l’Assemblée plénière annuelle ou biennale) garantissent l’engagement des préfets des diverses congrégations romaines et des représentants de l’épiscopat mondial dans les décisions à prendre. 

On ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 – ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit. 

La priorité suprême

J’espère, chers confrères, qu’ainsi a été éclaircie la signification positive ainsi que les limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la question : cette mesure était-elle nécessaire ? Constituait-elle vraiment une priorité ? N’y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes ? 

Il y a certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir souligné les priorités de mon pontificat dans les discours que j’ai prononcés à son début. Ce que j’ai dit alors demeure de façon inaltérée ma ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : « Toi… affermis tes frères » (Lc 22, 32). Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première Lettre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (I P 3, 15). À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein.

Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Église et du Successeur de Pierre aujourd’hui. D’où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à coeur l’unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu’ils disent de Dieu. C’est pourquoi l’effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens – par l’oecuménisme – est inclus dans la priorité suprême. À cela s’ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière – c’est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour “jusqu’au bout” doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l’inimitié – c’est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j’ai parlé dans l’encyclique 
Deus caritas est

Tendre la main, toujours


Si donc l’engagement ardu pour la foi, pour l’espérance et pour l’amour dans le monde constitue en ce moment (et, dans des formes diverses, toujours) la vraie priorité pour l’Église, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie. Que l’humble geste d’une main tendue soit à l’origine d’un grand tapage, devenant ainsi le contraire d’une réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. 

Mais maintenant je demande : Était-il et est-il vraiment erroné d’aller dans ce cas aussi à la rencontre du frère qui “a quelque chose contre toi” (cf. Mt 5, 23 s.) et de chercher la réconciliation ? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir les radicalisations et de réintégrer – autant que possible – leurs éventuels adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences ? Le fait de s’engager à réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une place à ce qu’il y a de positif et de récupérable pour l’ensemble, peut-il être totalement erroné ? 

Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 soeurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents ? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l’Église ? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l’enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu’ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n’y avait pas eu l’amour pour le Christ et la volonté de L’annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d’un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? Qu’en sera-t-il ensuite ? 

Haro sur le bouc émissaire

Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté beaucoup de choses discordantes – suffisance et présomption, fixation sur des unilatéralismes, etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j’ai reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels était perceptible une ouverture des coeurs. Mais la grande Église ne devrait-elle pas se permettre d’être aussi généreuse, consciente de la grande envergure qu’elle possède ; consciente de la promesse qui lui a été faite ? Ne devrions-nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et nous préoccuper de sortir des étroitesses ? Et ne devrions-nous pas admettre que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ? 

Parfois on a l’impression que notre société a besoin d’un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu’un ose s’en rapprocher – dans le cas présent le pape – il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve. 

« Mordre et dévorer »

Chers confrères, durant les jours où il m’est venu à l’esprit d’écrire cette lettre, par hasard, au séminaire romain, j’ai dû interpréter et commenter le passage de Ga 5, 13-15. J’ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent : 
“Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !” 

 

J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce “mordre et dévorer” existe aussi aujourd’hui dans l’Église comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? 

Sur le chemin de la paix

Le jour où j’en ai parlé au grand séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait : Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera – même en des temps agités. 

Je voudrais ainsi remercier de tout coeur tous ces nombreux évêques, qui en cette période m’ont donné des signes émouvants de confiance et d’affection et surtout m’ont assuré de leur prière. Ce remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m’ont donné un témoignage de leur fidélité immuable envers le successeur de saint Pierre. 

Que le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix ! C’est un souhait qui jaillit spontanément du coeur en ce début du Carême, qui est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée vers l’objectif lumineux de Pâques. 

Avec une particulière bénédiction apostolique, je me redis 

Vôtre dans le Seigneur 

[Benedictus PP. XVI] 

Du Vatican, le 10 mars 2009.

Merci au toujours excellent site "Liberté Politique" :

http://www.libertepolitique.com/index.php?option=com_content&view=article&id=5172&catid=36&Itemid=14 

Vendredi 13 mars 2009
- Publié dans : Débats, questions souvent posées, enseignements - Par ProDeo
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Bloc note « actualité » de ProDeo - Mars 2009


Quel étonnant tohu-bohu !


Le Pape Benoît XVI lève l'excommunication prononcée par son prédécesseur de 4 personnes ordonnées évêques par Mgr Lefèbvre, ancien chef de file d'une minorité catholique qui refuse le progressisme de l'Eglise de Rome et les excès de l'après-concile Vatican II, et refuse (à tort, sans aucun doute) de rester dans le giron familial de l'Eglise.

Si on attendait encore, la réconciliation deviendrait de plus en plus difficile pour deux raisons:

-          avec le temps on s'installe dans la division


-          les successeurs du pape Benoît XVI n'auront plus la même « légitimité » historique, comme acteurs dans ce drame pour ouvrir le dossier.

Alors le pape a tenté le coup...

Patatras, levée de boucliers. La désinformation est en route.


On parle de « réintégration » alors même qu'il ne s'agit, pour le moment que de l'ouverture d'une porte. Indispensable point de départ pour espérer une réconciliation.

Cerise sur le gâteau : un des évêques dont l'excommunication a été levée (M. Williamson), se révèle être un « négationniste », pitoyable dans son entêtement et sa sottise, pour ne pas dire plus (ou pour être plus précis, est révélé tel, fort « opportunément » par certains médias...)

Et là, les « chiens » sont lâchés, le « Diviseur » se régale de l'opportunité. Les commentaires vont bon train, souvent hostiles, confus et inexacts. Que n'a-t-on entendu ou lu à ce propos !?


Peut-être, les services du Vatican auraient-ils pu prendre la mesure des conséquences de ces « révélations », et prendre quelques initiatives de communication pour mieux comprendre, réagir et allumer les contre-feux nécessaires pour répondre à la rapidité des courants médiatiques, majoritairement dirigés de personnes qui sont hostiles à l'Eglise de Rome ?

Des catholiques de certains pays donnent aussi de la voix. Promptitude suspecte ?... C'est le cas en France.

Qui s'en étonne ?

Il y a pourtant de quoi s'offusquer.


Les mécanismes tordus et puissants de la désinformation sont en marche.


Au rédacteur de cet article revient en mémoire les excellents cours et conférences de Jacques ELLUL (éminent théologien protestant) donnés (il y a plus de trente ans) à Sciences-po, sur un sujet passionnant : la propagande et ses mécanismes... vous savez ceux si bien utilisés par les Goebbels et consorts.

La bête immonde rode, va et vient, mais rugit encore et toujours.

Rien de bien nouveau sous le soleil !

Inutile d'insister le pétard est mouillé, mais la calomnie laissera des traces. Comme les blessures d'un monstre qui griffe !



On pourra lire utilement l'article paru cette semaine dans l'excellent hebdomadaire « France Catholique » : 

http://www.france-catholique.fr/Affaire-Williamson-Retour-sur-une.html

Là-dessus arrive une « nouvelle » affaire.
Une nouvelle excommunication.
Celle de la maman d'une petite brésilienne de neuf ans sur laquelle a été pratiqué un avortement thérapeutique de deux jumeaux, résultats d'un viol odieux qu'elle a subi de son beau-père (excommunication étendue à l'équipe médicale qui a pratiqué l'avortement... et pas un mot sur le violeur et bien peu de compassion pour la fillette).
Beaucoup de questions... pourquoi avoir étalé cette affaire sur la place publique, sans respect (apparent) des personnes ?

A juste titre l'émotion et l'indignation s'expriment.

Lire l'article de Gérard Leclerc à l'adresse suivante :

http://www.france-catholique.fr/-L-editorial-de-Gerard-Leclerc-.html

Rien à ajouter sur le fond.
 

Vous trouverez sur internet les saines réactions des évêques français.

ProDeo partage, bien évidemment ces avis.

Hélas, hélas, on ne compte plus les commentaires stupides et les désinformations...

Là encore le maelstrom médiatique est lancé.

Pain béni pour les zélateurs de la cause (à multiples entrées) anti-catholique !

Ils sont bien nombreux à s'exprimer...soudainement.

Tous ces « contres » étonnamment vigoureux. Toujours aussi intéressés par la « chose » religieuse (pourquoi donc ? Diable, la réponse paraît par trop évidente !!).

Ces blessures cicatriseront. Et laisseront des traces.


Juste une précision sur le mot « dogme ».

Le dogme, sorte de « gros mot » jugé par un commentateur zélé de l'affaire de la petite brésilienne, comme quelque chose d'inacceptable, une sorte de scorie du passé, de l'obscurantisme médiéval... !!... Tout ce que l'homme « moderne », intelligent, fort doit rejeter pour vivre debout, libre...

Voici ce qu'en dit à l'agence Zénit, en quelques mots lumineux, Brunor, l'auteur d'un livre merveilleux sur la Trinité (« La question Interdite » aux Editions Viltis) dont ProDeo a parlé récemment :
 

Zenit - Donc l'Eglise n'a pas imposé ses vues avec autorité ?

Brunor - C'est au lecteur de juger. Il va découvrir que le « dogme » n'est pas un bloc de granit, mais un fruit de l'intelligence... 


Une remarque : nous avons entendu un journaliste, aujourd'hui, sur France-Info, interviewant Mgr Bernard Podvin (porte parole de la conférence des évêques de France) s'étonner que le pape Benoît XVI puisse, éventuellement, se tromper. « Un pape pourrait donc être faillible ! » disait-il, visiblement interloqué...

Mais oui, Monsieur, évidemment.

Il faut tordre le cou à cette idée -fausse- et si répandue que le pape serait toujours infaillible.
Monsieur le journaliste qui avez la prétention de nous informer, commencez donc par  vous cultiver !


Que ce soit clair, au-delà de la confiance qu'un catholique doit à son pasteur, à la bienveillance dont il devrait faire preuve, sans faiblesse et sans compromission, sans démagogie aussi, il faut bien saisir ce qu'est l'infaillibilité pontificale (très rarement exercée), elle répond à des conditions très précises :

L'infaillibilité personnelle du pape          

(les N° se rapportent à des articles du CEC - Catéchisme de l'Eglise Catholique- qui traitent de la question)

-          Au titre de la primauté qu'il exerce dans l'église (881-882), l'évêque de Rome, successeur de Pierre, jouit personnellement de l'indéfectibilité dans l'exercice de son magistère (891).

-          Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette infaillibilité du pape ne doit être comprise ni comme le privilège d'être assuré contre la tentation et le péché, ni comme le gage d'une supériorité surhumaine, ni moins encore comme un droit à tout dire et à décider de tout.

-          Son infaillibilité, le pape l'exerce dans des conditions précises. L'objet se limite au champ de la foi et des moeurs (891,2035). Il y faut aussi le respect des forrnes : il s'agit de déclaration solennelle et publique, destinée à l'église tout entière (ibid.), ce que l'on désigne par l'expression ex cathedra. C'est dire que l'exercice de l'infaillibilité pontificale est peu fréquent. Depuis la définition du concile Vatican I qui l'a promulguée, le pape n'en a usé que pour l'Assomption de la Vierge (966).

-          Le pape peut ne pas être seul à proclamer une définition dogmatique. Les évêques rassemblés en concile oecuménique - c'est-à-dire réunis comme représentants de l'église universelle - ont aussi autorité infaillible pour définir une vérité de la foi (891). Mais ils ne peuvent le faire qu'en union et avec l'assentiment du pape. Ce fut le cas au concile Vatican I qui justement a proclamé l'infaillibilité personnelle de l'évêque de Rome.


Un tout dernier mot concernant le Pape Benoît XVI.

On constatera qu'Il ne se laisse nullement impressionner par la pression médiatique. Il s'exprime librement, en temps et en heure, sans répondre aux ultimatums et pressions diverses...quelle belle liberté, quel bel exemple ! A méditer...

Par les croyants... comme par les non-croyants.


ProDeo - Mars 2009


Vendredi 13 mars 2009
- Publié dans : Actualité (s) ProDeo perspective ! - Par ProDeo
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Avec deux des plus belles représentations artistiques de la Transfiguration de Jésus, nou vous invitons à méditer l'Evangile du 2ième dimanche de Carême (aujourd'hui)... récit majeur !


Icône de la Transfiguration de Rublev

 
 La transfiguration, vue par Fra Angelico

ProDeo
Dimanche 8 mars 2009
- Publié dans : Pour prier, pour méditer - Par ProDeo
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Mieux qu'émouvant ! Merci monsieur.
Vendredi 6 mars 2009
- Publié dans : Témoins de Vie, Témoins de Valeurs ... TdV+ - Par ProDeo
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La transfiguration par Duccio di Buoninsegna


Superbe Icône très priante, trouvée sur un blog ami... Merci !
Lundi 2 mars 2009
- Publié dans : Pour prier, pour méditer - Par ProDeo
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Pour ceux qui veulent lire un livre sérieux (!) sur la Trinité... nous avons découvert un ouvrage de BD incroyable de : BRUNOR
(son site : 
http://www.brunor.fr/ )...

Titre du livre : "La question Interdite"

Ce dessinateur, théologien, historien, érudit, vient de publier un merveilleux ouvrage sur ce sujet (jugé souvent difficile, inabordable ou - pire- sans intérêt), sous forme d'une bande dessinée, il fallait oser !

Super réussite, lecture aisée pour un ouvrage de théologie (juste et sans concessions) ... essayez donc !

Plutôt pour adultes, nous semble-t-il

Pour voir des pages et commander suivre ce lien :


LA QUESTION INTERDITE (livre dessiné et écrit par BRUNOR)

 
Notre conseil : Courrez vite acheter ce livre si vous ne l'avez pas déjà fait !! 

Bonne lecture de Carême 
Samedi 28 février 2009
- Publié dans : Philo / Théo / catéchèse / enseignements divers - Par ProDeo
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Si nous sommes honnêtes, nous devons reconnaître que nous avons tous une pente vers une certaine complaisance pour nous-mêmes. Parce que nous pratiquons peut-être très fidèlement notre religion, à l'exemple du pharisien zélé (Luc 18, 9-14), nous risquons de nous considérer comme des "gens bien".  Nous n'avons pas encore compris cette parole de Dieu dans Osée : C'est l'amour que je veux, non les sacrifices (Os 6, 6). Au lieu de glorifier notre Père pour ce qu'Il est, notre action de grâce regarde trop souvent ce que nous sommes, ou pis : elle consiste à nous comparer avantageusement avec "le reste des hommes". C'est ce jugement et ce mépris par rapport à ses frères que Jésus reproche au pharisien, autant que son attitude par rapport à Dieu.

 

 

 

Supplions Jésus, en ce carême, de changer radicalement notre esprit et notre cœur, et de nous donner l'humilité du publicain qui, lui, a trouvé l'attitude et la prière "justes" en face de Dieu. Nous ne comprendrons jamais assez que notre amour est en stricte proportion de notre humilité. Ce que nous nous pouvons faire de mieux, aussi saints que nous soyons, est de nous humilier devant Dieu. Il y a des moments où l'action de grâce ne sort pas facilement de notre cœur, mais nous pouvons toujours faire la prière du publicain, en profitant de notre misère pour venir près de Jésus : "Sois indulgent au pêcheur que je suis". Cette prière, Jésus, l'exauce toujours.


 

 

 

L'humilité n'a rien à voir avec un quelconque complexe de culpabilité ou d'infériorité. C'est une disposition d'amour. Elle suppose que nous ayons fait l'expérience que notre état de pêcheur attire l'amour miséricordieux de notre Père, car celui qui s'abaisse sera élevé. Elle suppose que nous soyons entrés dans l'esprit du Magnificat.

 

        

Mardi 24 février 2009
- Publié dans : Pour prier, pour méditer - Par ProDeo
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Plaidoyer pour le jeûne
 

"Est-il toujours à propos de s'astreindre au jeûne ? Si oui, de quelle façon ? Si non, pourquoi l'a t'on fait parle passé ? Et vous le pratiquer vous ?"demande Jean, Montréal, Canada

 

La réponse à Jean de Jacques Nieuviarts, prêtre assomptionniste

 

Plus que jamais, le jeûne est d’actualité. Certains le pratiquent comme un mode de remise en forme, esthétique avant l’été, ou comme l’on se remet au footing ou au sport. D’autres le pratiquent par souci écologique, par souci d’équilibre de vie touchant à la fois le corps et le mental, l’esprit et le respect de la nature. D’autres le pratiquent par solidarité avec ceux, nom br eux sur la planète, qui ne mangent jamais à leur faim.

 

Une mise en alerte ou en disponibilité

 

L’idée que le jeûne soit lié au partage est familière à la Bible, qui rassemble traditionnellement la prière, le jeûne et l’aumône.

 

Reliés ensemble, ces trois éléments s’éclairent mutuellement, car qu’est-ce que le jeûne, si ce n’est une sorte de mise en alerte, ou pour prendre une image plus douce, une mise en disponibilité, c’est-à-dire une ouverture consentie de ma vie à l’autre, l’autre que je rencontre et celui qui est au plus profond de mon désir : Dieu lui-même.

 
Je m’allège
 

Ainsi jeûne, prière et aumône (on pourrait aussi dire partage) se complètent. Par eux, je m’allège de ce qui m’encombre, pour être disponible à la rencontre. J’aime personnellement écrire ce mot avec une majuscule : la Rencontre, pour évoquer par là que toute rencontre réelle est déjà un peu celle de Dieu. C’est la raison pour laquelle avec le jeûne on est à l’essentiel. Bien sûr, envisagé comme une obligation, il apparaît contraignant, ou comme un corps étranger auquel ma vie résiste. Mais ils sont nom br eux ceux à qui l’on a dit un jour qu’il fallait cesser, quelque fois sur le champ, de fumer, de boire, de courir, de manger cela ou encore cela. C’est rude, tous le disent, mais quand l’enjeu en face est de « sauver » sa vie, il y a peu d’hésitation.

 

Retrouver la faim et la soif

 

Ainsi je crois au jeûne dans la vie et plus encore dans la vie spirituelle, comme cette pratique qui permet de reprendre le souffle long, le chemin de la rencontre : le chemin de moi-même éventuellement, le chemin des autres quand je suis allégé de mes soucis proches trop prégnants, le chemin de Dieu, le chemin de l’Unique qui habite ma vie, mon désir. Ce serait un peu le Psaume : « Dieu, c’est toi, mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi » (Ps 62). La vie quotidienne nous fait parfois perdre la soif, mais par anémie, quand on perd le goût des choses, le goût unique de l’eau qui abreuve.

 

Rééclairer le quotidien de la foi et de la vie

 

En fait, le Carême est comme un grand entraînement, un temps où l’on s’allège de ce qui encombre et où l’on gagne en essentiel. Un temps où l’on redécouvre ce qui fait vivre, où l’on cultive le trésor : l’intériorité, l’ouverture aux autres, le regard sur le monde. Et le jeûne, c’est ce moment où de façon délibérée on reprend le chemin des matins clairs, où le soleil est plus lumineux encore, tandis que l’air est vif et frais. C’est une invitation à rééclairer le quotidien de la foi, celui de la vie.

 

Choisir le bon régime

 

Le jeûne peut prendre de multiples formes : quelles modifications de ma vie peuvent m’apporter le plus de liberté ? Pour les uns, ce sera une br èche dans l’emploi du temps pour écouter avec plus d’attention, pour d’autres l’ouverture d’un livre pour retrouver le temps du dialogue, d’une nourriture intérieure. Pour d’autres encore ce sera se priver d’ordinateur (eh oui !) ou de télé. Reprendre du temps pour de l’essentiel, du silence, la rencontre, le temps de la prière, de l’écoute ou de la rencontre de la Parole de Dieu. On comprendra que le jeûne de nourriture est aussi un chemin. Mais qui ne cache pas les autres ou la forêt ! Une invitation : relire le très beau chapitre 58 d’Isaïe. Il est tonique et très éclairant.

 

Marcher en liberté

Alors oui, il est utile de jeûner. Pour retrouver de la liberté intérieure. Et la disponibilité à la rencontre : celle des autres et de Dieu.

 
Jacques Nieuviarts dans CROIRE.COM



 



Mardi 24 février 2009
- Publié dans : Pour prier, pour méditer - Par ProDeo
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Dimanche 8 février 2009
- Publié dans : Humour Chrétien - Par ProDeo
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La guerre et la terreur ont envahi et meurtri cette partie du monde sans que beaucoup ne s'en émeuvent, semble-t-il...
Nous vivons de près ces évènements par amis interposés.

Puisse le témoignage reproduit ci-dessous aider à prendre mieux conscience des enjeux et des problèmes... 





Gaza, le 30 janvier 2009



Très chers amis,


Permettez-moi, en toute fraternité et amitié, de vous transmettre quelques informations, après de nombreuses rencontres et visites sur place dans les différents points de la bande de Gaza et à Gaza même.



Sous le choc de ce qu'il m'est donné de voir tous ces jours, j'apprends à prendre encore plus profondément conscience de la réalité et pas seulement de la connaître de l'extérieur. Même en ayant connu d'autres pays sinistrés et d'autres guerres, voir les terres "systématiquement" labourées par les chars sur des kilomètres carrés, les oliviers, orangers, citronniers arrachés par dizaines de milliers, les destructions par bombes de quartiers entiers ensuite rasés aux chars de guerre et aux bulldozers est un choc terrifiant. Les scènes de détresse, de souffrance, devant les ruines de maisons et d'écoles, les amoncellements de gravats mélangés avec des vêtements, des affaires personnelles, des ustensiles de cuisine, des jouets cassés sont tellement bouleversantes.


Pour tout le monde ici, les enfants sont la principale préoccupation. Tout le monde cherche à les protéger, à préserver leur avenir, à les préserver de la violence et de la haine, à les préserver du risque à venir de leur propre violence, de leur haine de l'autre. Je tiens d'un merveilleux père de famille musulmane à qui Dieu a donné 11 enfants et qui, n'ayant plus rien, m'a pourtant reçu et offert le repas chez lui, à quelques kilomètres des fameux tunnels vers l'Egypte, que, comme lui, nombreux sont les parents qui ont caché à leurs enfants l'origine des bombardements pour préserver un espoir de paix, pour qu'ils n'entrent pas dans le cycle de la violence et la spirale de la vengeance.


Dans les rues, dans les camps de réfugiés, mais aussi dans les écoles, j'ai été frappé par la transformation si perceptible des enfants, leur calme, parfois même leur silence, par l'absence de jeux bruyants comme dans toutes les cours de récréation du monde, par la fixité du regard de nombre d'entre eux. Beaucoup d'entre eux n'écoutent plus, ne rient plus, ne jouent plus, ne crient plus, ne pleurent même plus. Quelle terrible réalité que cette absence de joie des enfants dans un pays où ils sont si nombreux !


Le père Manuel, seul prêtre catholique résidant sur la Bande de Gaza, les yeux baignés de larmes qui s'interdisent de couler, me signalait qu'un des drames qui le marquait le plus à propos des enfants, c'est qu'ils ont perdu l'attention. Ils n'arrivent plus à se concentrer. Ils tressaillent au moindre bruit, au moindre claquement de porte. Ils ont tellement peur, comme tout le monde ici, que surviennent de nouveaux bombardements. A la moindre détonation ou coup de feu les parents veulent les retirer des écoles et les ramener à la maison pour les protéger. C'est une population traumatisée qui, dans une angoisse permanente, essaye de surmonter sa peur pour transformer la survie en vie.


Il faut aussi penser qu'avant cette récente et terrible période, la population de Gaza vivait déjà dans une situation de pénurie très grave et que les carences, dans tous les domaines, sont une réalité quotidienne depuis très longtemps.

Aujourd'hui, avec le quasi embargo "de fait", les pénuries qui, malgré l'aide internationale, vont durer encore très longtemps, la situation est à considérer comme un drame humain majeur aux conséquences incalculables si tout n'est pas mis aussitôt en œuvre pour l'empêcher.


Les gens n'ont plus du tout d'argent. Ils ont dépensé absolument tout ce qui leur restait pour acheter de la nourriture au marché noir. Ils ne gagnent plus rien (70 à 80% de chômage). Par exemple, il n'y a plus de gaz pour la cuisine (une bouteille de gaz = 100 dollars !!!), alors ils commencent à tout brûler.


Pardonnez-moi de vous livrer tout ceci en vrac, sachant que vous êtes déjà violentés par tant d'images et de commentaires des médias. Il me semble toutefois nécessaire de vous écrire quelques mots d'ici avant de reprendre le chemin de Bucarest. Normalement, je quitterai la Bande de Gaza ce dimanche pour rejoindre Jérusalem et m'envoler ensuite vers la Roumanie...


Merci pour votre prière et tous les messages d'amitié parvenus sur mon adresse électronique que j'ai pu consulter de temps en temps.


Chaque jours, au petit jour, je célèbre une messe chez les Sœurs Missionnaires de la Charité, toujours aussi courageuses que souriantes et, avec elles, je rends grâce à Dieu pour vous tous qui nous soutenaient avec fidélité.


Frère Matthieu



PS : Si vous voulez aider les gens de Gaza, n'hésitez pas à le faire en mentionnant « Gaza ».


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Dimanche 8 février 2009
- Publié dans : Actualité (s) ProDeo perspective ! - Par ProDeo
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"Pour les peuples du proche orient, pour tous ceux qui cherchent une paix juste et durable dans cette région…" : cette prière a été souvent exprimée au cours de la rencontre de Bruxelles et à Taizé, dans cette période d’épreuve. En même temps, le Rabbin Levi Weiman-Kelman, de Kol Ha Neshama, Jérusalem, venu à plusieurs reprises à Taizé, attire notre attention sur la prière qui suit, parue dans les pages du journal Haaretz.

S’il y a jamais eu un temps pour prier, c’est maintenant.
S’il y a jamais eu un lieu abandonné, c’est Gaza.
Seigneur, créateur de tous les enfants, écoute notre prière en ce jour maudit. Dieu que nous nommons le Béni, tourne ton visage vers ceux-ci, les enfants de Gaza, afin qu’ils puissent connaître tes bénédictions et ton abri, qu’ils puissent connaître la lumière et la chaleur où il n’y a maintenant que ténèbres et fumées, et un froid qui resserre et coupe la peau.
Tout-puissant, toi qui fais des exceptions que nous appelons des miracles, fais une exception pour les enfants de Gaza. Protège-les de nous et des leurs. Épargne-les. Guéris-les. Laisse-les vivre en toute sécurité. Délivre-les de la faim et de l’horreur, de la fureur et du chagrin. Délivre-les de nous et des leurs.
Donne-leur de retrouver leur enfance volée et leurs droits de naissance, qui est un avant-goût du paradis.
Rappelle à notre mémoire, ô Seigneur, l’enfant Ismaël, qui est le père de tous les enfants de Gaza. Comment l’enfant Ismaël a été sans eau et laissé pour mort dans le désert de Beer-Sheba, tellement dépouillé de tout espoir que sa mère ne pouvait pas supporter de voir sa vie s’écouler dans le sable.
Sois ce Seigneur, le Dieu de notre parent Ismaël, qui a entendu son cri et a envoyé son ange pour réconforter sa mère Hagar.
Sois ce Seigneur, toi qui étais avec Ismaël ce jour-là et tous les jours d’après. Sois ce Dieu, le Tout Miséricordieux, qui a ouvert les yeux d’Hagar ce jour-là et lui a montré le puits afin qu’elle puisse donner à boire au garçon Ismaël et lui sauver la vie.
Allah, que nous appelons Élohim, toi qui donnes la vie, qui sais la valeur et la fragilité de toute vie, envoie tes anges à ces enfants. Sauve-les, les enfants de ce lieu, Gaza la plus belle, Gaza la damnée.
En ce jour où l’anxiété, la colère et le deuil que l’on appelle guerre saisissent nos cœurs et les couvrent de cicatrices, nous en appelons à toi, Seigneur, dont le nom est paix :
Bénis ces enfants et garde-les du mal.
Tourne ton visage vers eux, Seigneur. Montre-leur, comme si c’était pour la première fois, la lumière et la bonté, et ta bienveillance bouleversante.
Regarde-les, Seigneur. Laisse-leur voir ton visage.
Et, comme si c’était pour la première fois, accorde-leur la paix.


Bradley Burston, écrivain et journalsite du journal Haaretz


Cette magnifique prière a été trouvée sur l'excellent site "Doux et humble de Coeur" que vous pourrez retrouver en suivant le lien :
Prière d’un Juif pour les enfants de Gaza 
Samedi 7 février 2009
- Publié dans : Pour prier, pour méditer - Par ProDeo
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INFORMONS-NOUS ! Réfléchissons.
PRODEO vous invite à lire le "Coup de gueule" d'un évêque courageux... Merci à Mgr Hyppolite Simon, évêque de Clermont-Ferrand.

Nous entendons crier au scandale depuis la décision du Pape Benoît XVI de lever l'excommunication qui touchait quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre... rappelons nous ce que nous dit St Paul dans sa première Epître aux Corinthiens au ch 2... le vrai scandale pour le Chrétien, et spécialement les Catholiques, aujourd'hui, c'est la division. 

Comme elle est dure et bien ciblée l'action terrible du grand "diviseur" (nul doute qu'il sait ce qu'il fait, lui !)... 

Qu'auraient dit tous nos "biens-pensants" au temps de Paul, cet homme, ancien tortionnaire de Chrétiens, et pourtant, converti et choisi par Dieu ?

Quelle est loin encore notre conversion ! 



         Quelle est loin l'UNITE... des catholiques !...

En effet, les réactions de nombreux "catholiques" paraissent affligeantes et injustes. Quand cela vient de quelques journalistes peu scrupuleux et habitués du genre, cela nous laisse de marbre, quand cela vient de personnes honnêtes et sincères cela nous met en colère.

Mgr Hyppolite Simon fait un point salutaire.

Puisse son message aider à y voir clair dans une affaire qui devrait unir dans le pardon, pas dans l'oubli. Dans la Vérité... et dans l'Amour.

Le Christ n'a pas fini de souffrir de nos péchés !







 Lettre ouverte à ceux qui veulent bien réfléchir...
Qui avait intérêt à salir la réputation du Pape ? 

PAR MGR HIPPOLYTE SIMON

Mise en ligne :29 janvier 2009

Samedi 24 janvier 2009, la Congrégation pour les évêques a publié un Décret levant l’excommunication prononcée en 1988 contre les quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. De nombreux commentaires se sont focalisés sur cette publication et les circonstances qui l’ont entourée.
Face au déchaînement médiatique auquel on a assisté, Mgr Hippolyte SIMON, archevêque de Clermont, tient ici à rétablir quelques points de vérité et invite à la réflexion. Il s’adresse également aux fidèles catholiques pour les inciter à la confiance...


  Lettre ouverte à ceux qui veulent bien réfléchir...


Qui avait intérêt à salir la réputation du Pape ?


e ne sais pas si je suis en colère ou si je suis malheureux : la vérité tient sans doute des deux. Mais trop, c’est trop, alors je dis : ça suffit ! Le déchaînement médiatique contre le Pape Benoît XVI, qui aurait réintégré quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la calomnie et de la désinformation. Car, quoi que l’on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n’ont pas été réintégrés1. Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n’est toujours pas revenu au sein de l’Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l’autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.


J’accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l’excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l’Eglise peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l’Eglise, ce n’est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu’à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d’exiger d’un journaliste sportif qu’il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l’Eglise n’aurait-elle pas le droit d’avoir aussi son vocabulaire « technique » et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu’il s’agit de religion ?


Reprenons donc exactement ce qui s’est passé. Suite à l’élection du Pape Benoît XVI, en Avril 2005, les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X, fondée il y a plus de trente ans par Mgr Lefebvre, ont demandé à reprendre le dialogue avec Rome, mais ils avaient mis deux préalables : premièrement, la libéralisation du Missel de 1962, ce qui a été fait par le motu proprio, en juillet 2007 et, deuxièmement, la levée des excommunications.


Que signifie la levée des excommunications ? Pour prendre une comparaison familière, je dirai ceci : quand Mgr Lefebvre est sorti, c’est-à-dire quand il a désobéi en ordonnant quatre évêques malgré l’avis formel du Pape, c’est comme s’il y avait eu, automatiquement, une barrière qui était tombée et un feu qui s’était mis au rouge pour dire qu’il était sorti. Cela voulait dire que si, un jour, il voulait rentrer, il faudrait qu’il fasse d’abord amende honorable. Mgr Lefebvre est mort. Paix à son âme ! Aujourd’hui, ses successeurs, vingt ans après, disent au Pape : « Nous sommes prêts à reprendre le dialogue, mais il faut un geste symbolique de votre part. Levez la barrière et mettez le feu au clignotant orange ! » Le Pape, pour mettre toutes les chances du côté du dialogue, a donc levé la barrière et a mis le feu au clignotant orange. Reste à savoir maintenant si ceux qui demandent à rentrer vont le faire. Est-ce qu’ils vont rentrer tous ? Quand ? Dans quelles conditions ? On ne sait pas. Comme le dit le cardinal Giovanni Battista Re [préfet de la Congrégation des évêques], dans son décret officiel : « il s’agit de stabiliser les conditions du dialogue ». Peut-être que le Pape, dans un délai que nous ne connaissons pas, leur donnera un statut canonique. Mais pour l’instant, ce n’est pas fait. Le préalable au dialogue est levé, mais le dialogue n’a pas encore commencé. Nous ne pouvons donc pas juger les résultats du dialogue avant qu’il n’ait eu lieu.


Là-dessus, la veille du jour où devait être publié le décret du Cardinal RE, voici qu’une télévision suédoise publie ou republie les propos clairement négationnistes de l’un des quatre évêques concernés, Mgr Williamson. Le Pape, quand il a donné son feu vert à la signature du décret par le Cardinal pouvait-il connaître les discours de Mgr Williamson ? Très honnêtement, je crois pouvoir dire que non. Et c’est en un sens plutôt rassurant : c’est le signe que le Vatican n’a vraiment pas les moyens de faire surveiller tous les évêques et toutes les chaînes de télévision du monde ! C’est donc ici qu’il ne faut pas se tromper d’interprétation : que signifie cette coïncidence entre la signature d’un décret, prévue pour le 21 Janvier, et donc connue de Mgr Williamson, et la diffusion des propos télévisés du même personnage ?


Que chacun se demande : à qui profite le crime ? A qui profite le scandale provoqué par des propos d’une telle obscénité ? La réponse me semble limpide : à celui ou à ceux qui voulaient torpiller le processus inauguré par la signature du décret ! Or, pour peu que l’on suive un peu ces questions et les différentes interventions de Mgr Williamson depuis quelques années, il est clair que lui ne veut à aucun prix de la réconciliation avec Rome ! Cet évêque, dont je répète, qu’il n’a encore aujourd’hui aucun lien de subordination canonique vis-à-vis de Rome, a tout simplement utilisé la méthode des terroristes : il fait exploser une bombe (intellectuelle) en espérant que tout le processus de réconciliation va dérailler. Il fait comme tous les ultras de tous les temps : il préfère laisser un champ de ruines plutôt que de se réconcilier avec ceux qu’il considère comme des ennemis.


Alors je le dis avec tristesse à tous ceux qui ont relayé, - avec gourmandise ou avec douleur-, l’amalgame entre Benoît XVI et Mgr Williamson : vous avez fait le jeu, inconsciemment, d’un provocateur cynique ! Et, en prime, si j’ose dire, vous lui avez offert un second objectif qui ne pouvait que le ravir : salir de la pire des manières la réputation du Pape. Un pape dont il se méfie plus que de tout autre, car il voit bien que ce Pape ruine absolument tout l’argumentaire échafaudé jadis par Mgr Lefebvre. Je ne peux pas développer ici ce point. Je ne fais que renvoyer à un article que j’avais publié dans les colonnes du journal Le Monde, l’an dernier, au moment de la publication du Motu Proprio : « Quand je lis, un peu partout, que le Pape accorde tout aux intégristes et qu’il n’exige rien en contrepartie, je ne suis pas d’accord : il leur accorde tout sur la forme des rites, mais il ruine totalement leur argumentaire sur le fond. Tout l’argumentaire de Mgr Lefebvre reposait sur une prétendue différence substantielle entre le rite dit de Saint Pie V et le rite dit de Paul VI. Or, réaffirme Benoît XVI, il n’y a pas de sens à parler de deux rites. On pouvait, à la rigueur, légitimer une résistance au Concile si l’on pensait, en conscience, qu’il existait une différence substantielle entre deux rites. Peut-on légitimer cette résistance, et a fortiori un schisme, à partir d’une différence de formes ? »2 


Pour un fondamentaliste, et qui plus est, pour un négationniste forcené comme Mgr Williamson, Benoît XVI est infiniment plus redoutable que tous ceux qui font l’apologie de la « rupture » introduite par le Concile Vatican II. Car s’il y a rupture, alors il est conforté dans son opposition à la « nouveauté ». Mais celui qui démontre paisiblement que le Missel de Paul VI, la liberté religieuse et l’œcuménisme font partie intégrante de l’authentique Tradition Catholique, celui-là lui enlève toute justification.


J’ai bien conscience qu’il faudrait développer mon argumentation. Que chacun veuille bien me pardonner de renvoyer aux sites internet où tout ceci est visible. Mais je souhaite surtout que chacun veuille bien se méfier des provocations trop bien montées. Quant à ceux qui s’obstinent à répéter que Joseph Ratzinger a servi dans les Jeunesses hitlériennes, qu’ils veuillent bien relire le témoignage qu’il a donné à Caen, le 6 Juin 2004, pour le soixantième anniversaire du Débarquement en Normandie, et qu’ils se demandent ensuite ce qu’ils auraient fait à sa place... Quand on hurle un peu trop fort avec les loups d’aujourd’hui, on ne fait pas bien la preuve que l’on eût été capable de se démarquer des loups de l’époque…


Reste un point qui est second mais cependant très grave : il faudra tout de même s’interroger sur la communication des instances romaines lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles. Après la polémique de Ratisbonne (qui mériterait elle aussi d’être démontée attentivement..), j’espère – mais je me réserve d’en parler plutôt en interne - que les responsables de la Curie vont procéder à un sérieux débriefing sur les ratés de leur communication. Pour le dire d’un mot, voici comment j’ai vécu les choses : Mercredi 21 janvier, les milieux intégristes italiens, qui croyaient triompher, « organisent une fuite » dans « Il Giornale ». Aussitôt le tam-tam médiatique, se met en route. Mais nous, membres des conférences épiscopales, nous ne savons absolument rien ! Et pendant trois jours les nouvelles – erronées, qui parlent à longueur de journée de réintégration – prolifèrent dans tous les sens comme un feu de brousse. Tout y passe. Arrive alors la « bombe » de Mgr Williamson… Et c’est seulement samedi matin, - trois jours trop tard ! -, que nous recevons le communiqué officiel du Cardinal RE. Comment voulez-vous que nous puissions remettre le débat sur des bases correctes ? Le Cardinal Ricard s’y est employé, de très bonne façon, mais le feu était parti, et plus personne ne pouvait alors entendre une parole raisonnable.


Maintenant que la poussière commence à retomber, essayons de reprendre calmement nos esprits. Comme disait ma grand-mère : d’un mal Dieu peut faire sortir du bien. Le mal c’est que le Pape Benoît XVI a une nouvelle fois été traîné dans la boue par une majorité de grands médias, excepté, Dieu merci, La Croix et quelques autres. Beaucoup de catholiques, et beaucoup de gens de bonne volonté, sont dans l’incompréhension et la souffrance. Mais le bien, c’est que les masques sont tombés ! Si le dialogue continue malgré tout avec les évêques de la Fraternité Saint Pie X - sous réserve, bien sûr, qu’ils passent la barrière maintenant levée -, le discernement pourra se faire, car tout le monde sait un peu mieux ce qu’ils pensent les uns et les autres.


Pour conclure, j’ai envie de m’adresser aux fidèles catholiques qui peuvent, non sans raison, avoir le sentiment d’être un peu trahis, pour ne pas dire méprisés, en cette affaire : méditez la parabole du Fils prodigue, et prolongez-la. Si le Fils aîné, qui avait d’abord refusé d’entrer dans la fête, dit qu’il veut rentrer, allez-vous le refuser ??? Ayez suffisamment confiance en vous-mêmes et en l’Esprit qui conduit l’Eglise, et qui a aussi guidé le Concile de Vatican II, pour penser que la seule présence de ce fils aîné ne suffira pas à étouffer la fête. Donnez à ce dernier venu un peu de temps pour s’habituer à la lumière de l’Assemblée où vous vous tenez… 


+ Hippolyte SIMON
Archevêque de Clermont
Vice-Président de la Conférence des évêques de France

Le 29 janvier 2009

Ce texte est également publié sur le site la-croix.com 

1. Il suffit de lire le commentaire officiel du Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux, qui suit ces questions pour notre Conférence : « La levée de l’excommunication n’est pas une fin mais le début d’un processus de dialogue. Elle ne règle pas deux questions fondamentales : la structure juridique de la Fraternité Saint Pie X dans l’Eglise et un accord sur les questions dogmatiques et ecclésiologiques. Mais elle ouvre un chemin à parcourir ensemble. Ce chemin sera sans doute long. Il demandera meilleure connaissance mutuelle et estime. » Lire l’intégralité de cette Déclaration.
2. "Pourquoi j’obéis au Pape", publié dans Le Monde, 13 juillet 2007. Lire l’article dans ce site. (celui de l'évêché de Clermont-Ferrand.


 Lire une autre réaction de Mgr Simon dans ces pages (site de 'évéché de Clermont-Ferrand)
  Textes de référence et autres réactions dans l’Eglise catholique en France




Dimanche 1 février 2009
- Publié dans : Actualité (s) ProDeo perspective ! - Par ProDeo
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http://www.hommesdeparole.org/petition/

Agissez pour la paix entre Israël et les palestiniens à Gaza...
Sur le site d'hommes de parole vous trouverez une pétition que vous pourrez signer.(suivez le lien, ci-dessus)

Pour nous c'est important... et pour vous ? 

ProDeo 
Mardi 27 janvier 2009
- Publié dans : Actualité (s) ProDeo perspective ! - Par ProDeo
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***  
2009
***



  •  face


o     à la vulgarité, au mensonge, à la laideur

o     aux incertitudes, à la désinformation

o     à la désespérance

o     au doute érigé en système

o     à la tristesse, à la misère, à la guerre

o     à l'absence de pardon


  •  que gagnent


o     la Vérité, la Vie, le pardon

o     l'Amour

o     l'Espérance

o     la Foi

o     la beauté

un rêve ?
 
non,
mieux, bien plus ! 
La seule ambition qui vaille : être sauvé ...


par LUI  



Jeudi 1 janvier 2009
- Publié dans : prodeo - Par ProDeo
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Mardi 23 décembre 2008
- Publié dans : prodeo - Par ProDeo
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