Pour la fête de la Pentecôte nous relisons cette belle parabole de l'Abbé Collas que nous avions publiée déjà au tout départ de ce blog. Elle a été une "lumière" sur le chemin de nombreux jeunes qui se préparaient à la Confirmation.
Puisse-t-elle vous éclairer aussi !
L'Esprit Saint, vous connaissez, vous ?Tenez : regardez votre voiture. Vous savez que vous ne roulerez pas si vous ne faites pas le plein. Mais, par contre, si vous passez chez le pompiste, alors vous pourrez partir pour le "bassin", ou vers les Pyrénées. Il suffit d'avoir l'énergie. Notez bien que ce n'est pas l'essence qui décidera du voyage ! C'est vous. C'est vous qui mettez le contact, qui tournez le volant, qui freinez et qui décidez d'arrêter là ou de poursuivre. C'est vous. Mais si vous n'aviez pas l'énergie, vous seriez coincé contre votre trottoir.
Voilà : nous, les vivants, nous sommes un peu comme nos voitures. Nous avons à rouler, certes. Et notre route est bien plus longue que celle de Pyrénées. Or, pour accélérer quand tout va bien, ou pour grimper un moment difficile ou pour tenir l'allure de croisière du quotidien, nous aussi, nous devons faire le plein. Pas d'essence, bien sûr. Mais d'amour ! Car c'est à l'amour que l'homme fonctionne. Rationnez-le il cale. Entourez-le il repart. Et qui d'entre vous ne s'est senti ragaillardi par un sourire, ou un baiser ?
Frères, notre essence, à nous, c'est l'Esprit Saint. Le réservoir de tendresse de Dieu. Le distributeur de sa force. L'énergie qu'il a fallu à l'évolution pour venir jusqu'à nous. La force qu'il faut à l'homme pour donner la vie, à l'enfant pour sourire, au travailleur pour achever sa tâche, au vieillard pour se défaire de ce qui ne tient plus et pour accélérer une dernière fois jusqu'à sauter sur la plage de Dieu ! L'Esprit Saint. L'énergie que Dieu donne sans la faire payer, car, pour la recevoir, il nous suffit d'aimer. L'Esprit Saint, l'humble tendresse de Dieu qui ne fait pas de bruit mais sans qui nous ne saurions pas la beauté d'un regard ni la lumière du soleil !
Seigneur, merci de nous apprendre à prier. Puisque, prier, mon Dieu, c'est faire le plein d'amour. Pour repartir.
Amen.
Tiré de : "Brefs propos pour un temps de vie" de l'abbé Robert COLLAS (éditions SILOË)
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